album farley

 

Printemps 2011, j’ai 37 ans, pas de femme, pas d’enfant, mon premier disque solo vient de sortir et toutes formes de remises en question se bousculent… Me voilà dans mon appart, dans lequel j’ai écris tant de chansons, dans lequel différentes femmes sont tour à tour venues s’installer.

Je sais que si je me laisse aller, je peux glisser vers l’inactivité, aigre et destructrice, celle qui nous fait nous placer en victime et qui, vengeresse, aiguise notre sens critique pour en faire une arme blessante.

Je sais que je veux chanter, interpréter… Je sais aussi que je veux écrire, pour toucher, faire rire ou réfléchir… Bref, je me dois de me remettre au travail dans les plus brefs délais.

Hiver 2011, j’ai écris cinq chansons mais je ne les ai pas enregistrées, j’ai trop maquetté chez moi… Pas envie de faire comme d’habitude. Mon ami Toma me dit : « enregistre moi ces chansons mec ! Rien qu’en guitare/voix ! »

Alors je m’exécute, sauf qu’il m’est bien impossible de me contenter d’un simple guitare/voix…

Pour éviter de faire comme avant, j’ai tenu à ne pas utiliser mes banques de sons habituelles, ça voulait dire, pas de batterie, pas de faux violons synthétiques… Que de l’audio comme on dit, des choses enregistrées avec mon micro, avec le son de l’appartement : Casseroles, carton, boite d’allumettes, languettes de canettes vides, baguettes plastiques sur radiateur en métal… Ce n’est que bien plus tard, pour solutionner quelques endroits, que j’ai utilisé des sons de synthés additionnels, et autres petits samples pour sauver les meubles.

Courant 2012, je fais écouter mes maquettes à mon frère Benjamin, qui semble me valider la direction choisie, mais il me conseil vivement de ne pas continuer seul, il me dit que je dois me faire aider et me conseil de travailler avec mon ami Roch Havet avec qui je viens d’entamer l’écriture de Gertrude. Je vais donc laisser Roch mettre son grain de sel partout sur l’album sans jamais le regretter un instant, bien au contraire.

Eté 2014, l’album est quasi fini, Roch a fait les arrangements des soufflants, il ne me reste plus qu’à enregistrer les voix. Malheureusement depuis le temps que je travail sur ces chansons, j’ai un peu de mal à faire les voix tout seul chez moi… Je tourne en rond, je ne sais pas quoi penser des prises que je fais seul.

Le grand Celmar Engel me propose alors d’aller enregistrer mes voix chez lui, il va donc m’apporter le regard frais, de celui qui découvre le projet et vers lequel je vais pouvoir projeter une intention, projeter le sens des mots.

Automne 2014, Jérôme Caron entame le mix dans son appartement, il me demandera plus tard si je ne souhaiterais pas faire une version de 6 minutes de What do you want, histoire d’avoir un bonus pour après la sortie du disque…

Ce sera un oui positif et collectif.

Merci à vous tous et bonne écoute.

Guillaume.

 

One thought on “L’histoire de l’album

  1. bonjour

    lors de votre venue avec fugain sur st barth,
    j etais des 3 techniciens sur le yacht pour la soiree
    quelques images ont ete realisées pendant les balances
    j aimerai vous les filer
    je pense etre avec ma copine au panpiper le 7
    interressé ?
    mika

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