En me levant je sais Que tout ce qui me plaît C’est d’être du matin De penser à demain
En me levant je fuis Celui qui cette nuit Sans aucune vertu Touchait plus que son dû
Lorsque le jour avance Ma raison se dépense Et, réduite à néant Dès le soleil couchant
Mon regard se ternit Et s’attarde au mépris Des dangers alentour Sur les femmes des faubourgs
Le soir, je sombre
En avançant dans l’ombre
En descente de rues
Assoiffé d’inconnu
Quand arrive la nuit
Je rêve d’interdits
Épris de rock n’roll
Attiré vers l’alcool
Un breuvage et puis deux Appellent de mieux en mieux La débauche totale Et l’instinct animal
Et je regarde ces verres Torpiller mon salaire Remerciant cette ivresse De m’offrir une caresse
Pour me couper du monde Contre une brune ou une blonde Par démons et par vaux Être toujours nouveau
Saccager mon terrain Comme s’il ne valait rien
Le cédant, le bradant Même pas au plus offrant
Refrain x 2
Plus aucune image de moi Blottis dans n’importe quels bras Désormais, plus rien à défendre Rien d’autre à offrir que des cendres
Faites que le jour ne se lève pas Le temps d’aller encore plus bas Je sens que le diable m’emporte De lui avoir ouvert ma porte
Refrain x 2
Guillaume Farley (12/07)
