Farley

Les révoltés du canapé

Paroles — extrait de Naturalibus (2007)

Chérie, quand je suis devant ma télé Que j’mate les politiques, tous bien embourgeoisés Qui n’savent pas le prix d’une baguette de pain Si on savait la vie qu’ils mènent on hallucinerait bien

Chéri, déjà c’est pas ta télé Et puis tu fais ta petite révolte au fond du canapé Je t’en supplie, un peu d’crédibilité Tu ouvres bien ta gueule mais tu ne vas pas voter

Voter pour qui ? est-ce qu’il y en a un qui nous ressemble Rien qu’un seul proche de nous qui saurait nous comprendre Je m’demande même si je ferais pas mieux de m’y mettre Si j’étais dans la politique ce serait non-stop la fête

IL FAUDRAIT QUE TU T’VOIES AFFALÉ SUR LE SOFA Y’A UN NON-SENS QUELQUE PART IL FAUDRAIT QUE TU T’VOIES TENIR CE DISCOURS-LÀ Y’A UN NON-SENS QUELQUE PART

Chérie, est-ce que tu sais pourquoi La musique d’aujourd’hui est faite avec celte d’autrefois Les compositeurs ont arrêté d’bosser Comment veux-tu qu’on n’regrette pas la zik du temps passé

Mon petit, les compos c’est pas ça qui manque Ce sont plutôt les producteurs qui travaillent comme des branques

Une reprise, voilà ce qui est facile à dealer Un bon gros tube qui tâche que tout l’monde reconnaît

Oh mais baby, viens on va s’Iancer tous les deux Étaler notre amour, montrer qu’on est heureux Ensemble, oui on changera toute cette merde Ah bon, tu... bon ben j’vais changer de chaîne

IL FAUDRAIT QUE TU T’VOIES...

Les révoltés du canapé Che Guevara du sofa Luther King du living Ad lib...

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