C'est une pluie qui fredonne Une mélodie de gorgone Qui a bercé ta destinée Bien trempée
Ce nuage permanent Nous convient de temps en temps Pour se cacher derrière lui Tout blotti
Mais au fond je te soupçonne D'aimer cette pluie comme personne Ces averses qui paralysent Qui épuisent
Je déteste le destin C'est beau pour ceux qui vont bien Si la vie n'est que barbarie Est-ce écrit
Une douce pluie
Qui te suit
Depuis
Tout petit
Un vent contraire
Qui fait taire
La vie
De parapluie en imper Tu n'dois pas te laisser faire Mais tu n'as que la panoplie De la pluie
Tu portes un regard fuyant Sur tes atouts, tes talents Qui peu à peu s'amenuisent Qui s'enlisent
Les turbulences de l'enfance Sont bien tes plus belles défenses Mais ce bon vieux bouclier Est usé
Même si venait le beau temps Si tu voyais loin devant Serais-tu à la hauteur
Mort de peur
Ref
Guillaume Farley (11/11)
